
Née à La Ciotat, la pétanque raconte un art de vivre provençal fait de jeu, de parole, de plein air et de temps partagé.
Il suffit de s’arrêter sur une place ombragée du sud de la France pour comprendre que la pétanque n’est pas seulement un jeu. Entre le tintement sec des boules, les verres qui s’entrechoquent sur la table voisine et les conversations qui accompagnent chaque tir, elle fait partie intégrante d’un certain art de vivre provençal. Aujourd’hui, on y joue dans toute la France, mais elle fait toujours penser au Sud, aux places de village et aux longs après-midis d’été.
Ce qui est fascinant, c’est que la pétanque soit issue d’une contrainte imposée à l’un des joueurs. Au début du XXe siècle, à La Ciotat, on jouait surtout au jeu provençal, plus long et plus exigeant physiquement. Selon le récit le plus souvent repris, Jules Hugues, dit « Lenoir », souffrait de rhumatismes et ne pouvait plus courir comme avant. Il fallut donc adapter le jeu : la distance fut réduite, et l’on joua les pieds « tanqués », c’est-à-dire bien fixés au sol. Ce qui n’avait d’abord été qu’un arrangement pratique devint un jeu à part entière, puis un symbole régional.
Le mot lui-même vient de l’occitan provençal. Il est généralement rattaché à l’idée de « pieds tanqués », autrement dit de pieds ancrés au sol au moment du lancer. Cette origine dit déjà beaucoup du jeu : à la différence du jeu provençal, il ne s’agissait plus de prendre de l’élan, mais de lancer depuis un cercle, en restant stable.
Ukázka slovní zásoby z článku
+ 45 dalších výrazů dostupných po přihlášení
Přihlaste se zdarma a získejte přístup k plnému textu.
Po přihlášení získáte přístup k plnému textu, audiu, slovníčku s výslovností, cvičením porozumění, lexikálním a komunikačním cvičením a flashcards.
LangMag používá nezbytné cookies pro fungování webu, přihlášení a zabezpečení. Analytické cookies zapneme pouze s vaším souhlasem. Svou volbu můžete kdykoli změnit v .